LE SOMMET DE LA TECHNOLOGIE DES CASQUES, DE LA TRANSPARENCE, DE LA COHÉRENCE ET DE LA MUSICALITÉ !
La bande originale de Blade Runner (Blade Runner, East West) du film de 1982 résonne alors que je commence la critique du casque phare STAX SR-009S. Il est approprié que cette bande originale évoque avec force le souvenir d’un jeune homme regardant pour la première fois un film qui allait devenir un classique de la science-fiction et du film noir. Et Rachel aurait été le nom destiné à l'un de mes enfants. Hélas, pas d'enfants. Blade Runner demeure, à ce jour, l'un des meilleurs films de science-fiction jamais produits (avec la voix off, bien sûr). Et maintenant, un casque évoque une expérience parallèle et produit un impact similaire.
Imaginez un instant pénétrer dans un monde de reproduction musicale qui répond aux attentes que le cynique en vous ne croyait pas possibles. Imaginez ensuite que ces attentes soient dépassées par un composant, un casque qui servirait de machine à remonter le temps (TARDIS) vous transportant vers des performances — salles de concert, clubs de jazz, lieux intimes, cafés, studios d'enregistrement, etc. — à travers le temps et l'espace. Hyperbole ? Le principal antagoniste de Blade Runner, Roy Batty (Rutger Hauer), un Nexus 6 — un humain artificiel — récite sa propre élégie poignante alors qu'il quitte le monde à la fin d'une existence prédéterminée de quatre ans.
« J’ai vu des choses que vous, humains, ne pourriez pas croire. Des navires en feu surgissant de l’épaule d’Orion. J’ai vu des rayons fabuleux briller dans l’obscurité près de la porte de Tannhäuser. Tous ces moments se perdront dans l’oubli, comme des larmes sous la pluie. Il est temps de mourir[1]. »
Et j’ai entendu des choses dans des installations musicales que la plupart des gens n’ont jamais vécues, et qu’ils ne croiraient pas non plus, bien que l’opportunité reste offerte à certains de les entendre. Et, peut-être, certains l’ont-ils déjà fait. Non, ce n'est absolument pas une hyperbole, mais je vous en prie, poursuivez votre lecture.
La société STAX LTD a débuté ses activités en 1938. À l’époque, ses principaux produits étaient des microphones à condensateur, des bras de lecture, des cellules phono et des tweeters électrostatiques pour haut-parleurs traditionnels.
En 1960, STAX a commercialisé son premier casque électrostatique (earspeaker) : le SR-1. Cette même année, STAX a également développé et produit ses premiers amplificateurs (energizers) — les SRA-4S et SRA-6S — conçus spécifiquement pour alimenter ses casques, car les casques électrostatiques ne peuvent pas être pilotés par des amplificateurs casque traditionnels ou des amplificateurs intégrés.
Au fil des années, STAX a développé et produit une gamme de casques, d'amplificateurs et également des enceintes électrostatiques large bande. Avec le temps, le nom STAX est devenu synonyme de casque électrostatique dans le monde entier.
(Images aimables de SuperBest Audio friends et inexxon)
À l'heure actuelle, STAX produit plusieurs casques électrostatiques : le SR-L300 (284 $, son casque intra-auriculaire), le SR-L300 (455 $, son casque d'entrée de gamme), le SR-L500MkII (830 $), le SR-L700MkII (1649 $), le SR-007Mk2 (2205 $), le SR-007A (2205 $) et le SR-009S (4545 $, son casque phare), qui fait actuellement l'objet de cette critique.
Dans une précédente critique de produit, j'avais écrit :
« Nous passons en revue des produits sur une gamme relativement étroite, une niche, si vous voulez. Et notre niche est généralement dichotomique, en ce sens qu'elle suppose qu'une grande transparence et une superbe musicalité peuvent coexister dans le même équipement audio — le casque. »
Lorsque j'ai écrit cela, il s'agissait davantage d'un souhait, d'un désir, que d'une prédiction audacieuse. Pourtant, je n'avais pas encore écouté mon premier casque électrostatique. Je n'étais pas conscient, à l'époque, à quel point la transparence, la clarté, la cohérence et la musicalité naturelle étaient possibles dans un composant donné. Il suffit de dire qu'une nouvelle prise de conscience a émergé, laquelle a validé cette prémisse et cette prédiction audacieuse. La gamme de casques STAX, et par extension les amplificateurs STAX, ont rendu cela très clair. Comme le déclare STAX lui-même :
« STAX a choisi la technologie électrostatique pour sa capacité à produire un son transparent, ainsi que pour son poids réduit favorisant le confort et l'ergonomie. Tout cela grâce à une conception de transducteur qui n'utilise ni aimants fixes ni bobines mobiles, contrairement aux autres conceptions de casques courantes. Le poids minimal du transducteur assure une réponse très rapide au signal, créant ainsi une reproduction sonore plus fidèle. »
C'est un point que je peux maintenant confirmer pour avoir eu le plaisir d'avoir chez moi, simultanément, plusieurs casques électrostatiques — le STAX SR-009S, le STAX SR-007A, le STAX SR-L700MkII et le Dan Clark VOCE — pour entreprendre mon tout premier voyage d'écoute électrostatique. Un seul casque électrostatique m'aurait sans doute donné un point de repère sur une carte géographique du son électrostatique. L'association, cependant, a tracé un état des lieux du son, riche en relief, en altitude et en nombreux points d'intérêt, le tout lié par une incroyable musicalité naturelle ! Ce fut, pour le moins, une expérience et un voyage étonnants.
REFRAIN : Contrairement à la plupart des critiques, celle-ci ne sera pas séquentielle, car elle commencera par la façon dont les casques sonnent réellement, et non par le processus de les « déshabiller » physiquement et/ou d'exposer leurs diverses pièces, spécifications, etc. Pensez donc à cette critique comme à un film non linéaire — Dans l'ombre de la Lune, Kill Bill, Pulp Fiction, Le Jeu de la dame, etc. — qui, de la même manière, commence par la fin pour revenir au début.
LE SON
Est-il possible qu'une immense transparence, une grande résolution et une clarté puissent susciter l'anticipation ? Imaginez un instant Emmanuelle Bertrand poser son archet sur les cordes de son violoncelle et, momentanément, le maintenir en place. Il y a une anticipation des notes, de la musique qui va bientôt jaillir. De la même manière, le STAX SR-009S, peut-être grâce à sa transparence, sa résolution, sa clarté et sa vitesse de transitoire fulgurante, suscite le même type d'anticipation.
Si vous n'avez jamais écouté de casque électrostatique de qualité, alors vous aurez une sacrée surprise, déclare cet amateur de musique et audiophile à deux canaux depuis plusieurs décennies, et échangeur d'équipement audio extraordinaire. Comme je l'ai écrit lors de ma première rencontre avec un casque électrostatique — le SR-L700MkII :
« Headlights de Sophie Hunger (Rules of Fire, Two Gentlemen) joue et je suis encore une fois berné, me retournant pour voir d'où vient un son particulier. C'est sur la piste %$&@! … Et il [le STAX SR-L700MkII] brillera absolument sur les enregistrements live, les salles ouvertes, les cathédrales, les arrangements choraux, de chambre ou symphoniques (avec quelques réserves[2]), les cafés intimes, voire même le rock (avec un équipement de support approprié). »
Le SR-007A surpasserait son frère SR-L700MkII et apporterait un mariage de transparence et de richesse sur tout le spectre de fréquences, ce qui ferait l'envie des casques du monde entier, à une exception près.
Le STAX SR-009S, l'exception, offre tout : des transitoires à la vitesse de la lumière, une transparence de type « vous y êtes », une cohérence de haut en bas et une extension de fréquence couvrant tous les besoins. N'oublions pas le ton/timbre naturel, la délicatesse, la finesse et la nuance, l'air, et une aisance avec tout ce qui est live qui pourrait bien vous transporter (ou, du moins, vous faire pleurer de bonheur). Chacun des casques STAX s'avérerait, successivement, plus capable et plus apte à nous propulser, le Yellow-Chair-Tardis et moi-même, à travers le temps, l'espace et les lieux.
On dit, et je paraphrase, qu'à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle, un employé (ou commissaire) d'un bureau des brevets a conseillé de fermer ledit bureau, car tout ce qui était important avait, en fait, déjà été inventé. Je ne peux pas garantir l'exactitude historique de cette phrase, mais je peux parfaitement comprendre le sentiment. Je crois cependant que d'autres choses, meilleures, sont encore à venir, bien que nous devions peut-être attendre encore un bon moment avant que les casques électrostatiques ne soient détrônés, à mon avis.
Le cube volumétrique du STAX SR-009S — sa scène sonore — rend les SR-L700MkII et SR-007S petits en comparaison, et c'est peu dire. En bref, vous réaliserez, à travers vos vastes collections d'albums, CD, téléchargements et bibliothèques de streaming, que vous passiez à côté d'une grande quantité de musique, de l'espace, de l'air et des nuances qui l'accompagnent, ainsi que d'autres informations. J'ai mentionné dans la critique du LTA Z10e : « le STAX SR-009S sera impitoyable en alignant révélation sublime après révélation sublime. Oui, il y a ce côté holodeck de Star Trek, cette tridimensionnalité, ce sentiment "d'être sur place" qui pourrait bien effrayer certaines personnes. »
Le STAX SR-009S a été associé à l'amplificateur pour casque STAX SRM-700T et à l'amplificateur intégré/casque LTA Z10e, aux DAC Mola Mola Tambaqui et Border Patrol SE-i. Le Roon Nucleus+ et un MacBook Air dédié ont servi de sources/streamers, et ANTICABLE et CARDAS se sont chargés des câbles, tandis que TORUS MAX a fourni l'alimentation.
BASSES
Lorsque j'ai testé le DAC Border Patrol SE-i, c'était principalement avec le STAX SR-009S. Dans cette critique, cependant, le Mola Mola Tambaqui a pris la relève du DAC Border Patrol SE-i, primé, pour emmener les choses dans une autre dimension. Et tout commence avec Power de Marcus Miller (M2, Concord), qui est propulsif, tendu, rapide et aussi transparent qu'une journée d'été est longue — une transparence inégalée. C'est une marque de fabrique des casques électrostatiques en général, et à juste titre, mais c'est encore plus marqué avec le STAX SR-009S. Si votre intention est de disséquer ce morceau de Marcus Miller, au lieu de l'apprécier, alors sa dissection serait faite et les différentes parties étalées sur la scène, mais de manière musicale. Direction maintenant le Minnesota Orchestra Hall (vers 1995-96) où la V. Danse infernale du roi Kachtcheï d'Eiji Oue (Stravinsky, Reference Recording) arrive avec le poids, la dynamique, la tension croissante et la vitesse de transitoire nécessaires pour une pièce aussi dramatique. L'orchestre est rendu avec une telle transparence et clarté qu'un aperçu profond est offert sur la scène sonore et sur toute sa largeur, car chaque musicien, chaque instrument, chaque nuance est facilement capturé et entendu. Et après le crescendo furieux de la Danse infernale du roi Kachtcheï, vient une tranquillité quichottesque, elle-même mise à nu jusque dans la rareté de l'instrument et de la note. La puissance et la beauté de ce mouvement rendu par le trio STAX SR-009S, Mola Mola Tambaqui et STAX SRM-700T sont extraordinaires ! Et cette écoute, comme toutes les autres avec ce trio, est sans pareille. Fat Bach and Greens de Christian McBride (Conversation with Christian, Mack Avenue Records) arrive avec son jeu de bascule entre jazz et classique, et la basse est puissante, ses transitoires en feu, et sa tonalité et sa texture canalisent ensemble un repas trois étoiles Michelin avec dessert ! En d'autres termes, c'est délicieux, savoureux, sucré et magnifiquement agencé !
MÉDIUMS
J'écoute maintenant le Requiem, for orchestra, organ & chorus; for small ensemble, Op. 9 (three versions) (Duruflé, Signum Classics—récompensé aux Grammy Awards) : l'aération, l'espace, la nuance, la clarté cristalline et la profondeur de la scène sonore sont stupéfiants. Les 25 voix réunies du Houston Chamber Choir sont célestes, mises à nu, transcendantes. Je réécoute l'album entier, alors que je n'en avais pas l'intention. Je poursuis avec un autre album choral exceptionnel, Prayer for Peace - Sacred Choral Music In The Modern Age (Australian Broadcasting Company). L'Agnus Dei, Op. 11, interprété par le Cantillation, est profond, poignant, incroyablement émouvant, angélique. L'album tout entier m'habite, avec peu de notes prises, un sourire béat et une joie glorieuse. La musique chorale est-elle d'un autre monde avec le STAX-009S ? Oui, et d'une manière qui me laisse sans voix, ou peut-être, sans les mots justes pour décrire ce que j'entends, ressens et vis. Et cela rend également le processus de critique très difficile. Du choral, on passe au morceau Walzer für niemand de Sophie Hunger (Rules of Fire, Two Gentlemen), une performance live, qui joue maintenant. J'avais écouté Walzer für niemand lors de la critique du STAX SR-L700MkII. Cependant, mon Yellow-Chair-Tardis via le SR-009S me transporte dans la salle de concert et me place entre Sophie et le violoniste, juste devant le piano. Je suis assez près pour entendre Sophie respirer, pour entendre la formation des mots et des phrases alors qu'ils franchissent ses lèvres pour gagner l'air, l'espace et le temps. Brillant ! Et puis, nous repartons, via le Yellow-Chair-Tardis, au studio de la 30th Street de Columbia. Le morceau So What de Miles Davis (Kind of Blue, Blue Note) joue, et c'est une expérience intime et rapprochée. Il y a une transparence, une tridimensionnalité, une nuance et une vérité tonale plus grandes provenant de cet album que tout ce que j'ai pu expérimenter auparavant ! J'ai commencé à écouter Kind of Blue à l'âge de cinq ans, niché près de ma mère, une grande passionnée de jazz, alors que mes pieds pendaient dans le vide et que l'air dansait haut au-dessus du sol. J'écoutais chaque mot de ma mère et je savais qui jouait et quel était son instrument de prédilection. Ensuite, nous écoutions pendant des heures. Cette écoute, cependant, est tout à fait nouvelle, car la deux dimensions devient trois dimensions, et ce, de manière profonde, sur l'ensemble de l'album Kind of Blue. Il n'y a pas de meilleure façon de le dire ou de le décrire. Croire que l'on connaît quelque chose, puis comprendre clairement que l'on ne le connaît pas, et que l'on ne l'a jamais vraiment entendu, peut être soit déconcertant, soit merveilleux. Ce fut le cas pour moi, car cela a fait resurgir de magnifiques souvenirs.
AIGUS+
L'extension des aigus ? N'en parlez même pas ! C'est incroyable ! Ou comme dirait Buck Lightyear : « Vers l'infini et au-delà [3] ». Et il aurait presque raison. Encore une fois, la synergie est vraiment tout, et ses compagnons — le Mola Mola Tambaqui et le STAX SRM-700T (actuellement) — sont eux-mêmes d'un autre monde et ne freinent certainement pas le STAX SR-009S. Pour le dire simplement, il n'y a aucun analogue, aucun pair, aucune égalité à l'extension des aigus cristallins, à la douce clarté ou à l'air que le STAX SR-009S offre à ses auditeurs. Cela devient évident dès que l'on écoute un enregistrement riche en aigus, n'importe quel enregistrement riche en aigus. Si, toutefois, il y a des défauts dans cet enregistrement, alors vous les entendrez, absolument. La performance (et l'enregistrement) sans faille de Vilde Frang sur l'Allegro Molto (Veress: String Trio - Bartók: Piano Quintet, Alpha) présente des pincements de violon tout au long du morceau qui sont charnels, rapides en termes de transitoires et baignés d'air. Et alors que les aigus s'élèvent vers le ciel et en direction d'Alpha Centauri, sans jamais faiblir (au sens figuré), il n'y a jamais de stridence, de dureté ou de grain. C'est un voyage surnaturellement engageant — fluide, transparent, détaillé, rapide et riche — avec le STAX SR-009S. Et les voiles ? J'avais mentionné la chute des voiles lors de la critique du STAX SR-L700MkII, et ils sont effectivement tombés, laissant une image de la musique plus claire que tout ce que n'importe quel casque précédent avait pu offrir. Le vaisseau amiral de STAX, le SR-009S, écarte voile après voile au-delà de toute capacité de son frère, jusqu'à ce qu'il ne reste qu'une clarté baignée de soleil, naturelle et organique qu'aucun autre casque ou écouteur ne peut égaler, n'a jamais égalé ! Avec cette clarté viennent un timbre, des nuances tonales et une texture si réels qu'ils révèlent la vérité nue des instruments et de leurs voix, les montrant pour ce qu'ils sont : flûte, piccolo, cor anglais, alto, violon, violoncelle, etc. Et il ne faut pas oublier l'ambiance, la nuance et la délicatesse telles que rendues par le STAX SR-009S. À couper le souffle !
L'EMBALLAGE ET LES ACCESSOIRES



Le STAX SR-009S est livré dans une boîte blanche de taille moyenne à grande, à l'impression brillante, minimaliste et épurée, avec une photo de l'un des écouteurs du SR-009S sur ses panneaux avant et arrière. Ses côtés et le dessus/dessous sont respectivement blancs et noirs.
Le contenant intérieur est une magnifique boîte en bois teinté. Une fois le couvercle soulevé, on découvre le STAX SR-009S, maintenu entre deux inserts en mousse épais, protecteurs et identiques. La boîte en bois n'est cependant pas un étui de transport. C'est plutôt un écrin fabriqué à partir d'un bois qui, dit-on, a une longue histoire au Japon, utilisé pour ranger ses objets de valeur et pour combattre l'humidité.
La conception globale est propre, la boîte intérieure en bois est une touche agréable, bien que je regrette l'étui de transport rigide en plastique et aluminium du SR-007A, son frère vendu à moins de la moitié de son prix.
CONCEPTION — ASPECT, SENSATION ET TECHNOLOGIE

Rond. Aluminium. Cuir. Plastique. L'ensemble s'assemble dans un design plutôt élégant et sophistiqué. Le logo STAX sert d'accent doré au-dessus de chaque écouteur, et les oreillettes en aluminium argenté ainsi que les grandes électrodes/stators plaqués or à l'intérieur sont tout à fait magnifiques.
Le STAX SR-009S est un casque électrostatique à dos ouvert qui, comme chacun de ses frères, se passe des aimants associés aux casques magnétiques planaires et dynamiques (et se passe également des bobines des haut-parleurs dynamiques). L'électricité est délivrée sur toute la surface des électrodes/stators — un diaphragme en film mylar mince pris en sandwich entre deux plaques métalliques conductrices — et est disponible à la demande. La suppression des aimants entraîne également une réduction de la masse totale. Cela expliquerait la rapidité, la transparence et l'immédiateté de la réponse transitoire du SR-009S. De plus, le SR-009S, avec ses coussinets incroyablement doux, est très confortable et peut être porté pendant de nombreuses heures sans fatigue ni « effet casque ».
Le câble du STAX SR-009S est composé de six brins de cuivre pur à 99,9999 % (6NCu), un câble à faible capacité pour les fils conducteurs principaux et les six fils de cuivre argenté qui constituent le périmètre, exactement comme le SR-L700MkII. Comme l'indique STAX, « L'ensemble du câble utilise la structure parallèle à large format conventionnelle pour réduire la capacité entre chaque fil, et est fini avec la structure la plus adaptée pour piloter l'écouteur. » Les différents fils sont logés dans une gaine en plastique (caoutchouc ?). Le câble se termine par un connecteur à cinq broches qui permet le branchement uniquement sur des « énergiseurs » ou amplificateurs électrostatiques, car les casques électrostatiques ne peuvent pas être pilotés par une amplification traditionnelle.
En somme, le STAX SR-009S est très élégant, incroyablement léger, exceptionnellement confortable et peut être porté pendant des heures et des heures sans effets néfastes.
LES SPÉCIFICATIONS
STAX SR-009S
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Type : électrostatique push-pull, élément sonore ovale, type à dos ouvert
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Réponse en fréquence : 7 – 41 000 Hz
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Capacité électrostatique : 110 pF (câble inclus)
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Impédance : 145 kΩ (câble inclus, à 10 kHz)
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Sensibilité de pression acoustique : 101 dB / entrée 100 Vrms / 1 kHz
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Niveau de pression acoustique maximal : 118 dB / 400 Hz
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Tension de polarisation : 580 V DC
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Coussinet : cuir de mouton véritable (partie en contact avec la peau), cuir artificiel de haute qualité (partie environnante)
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Câble : 6 brins parallèles, 2,5 m de longueur totale, câble spécial large à faible capacité
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Conducteur de câble : cuivre OFC recuit 6N (99,9999 %) avec revêtement argenté
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Poids : 508 g (1,1 lb, câble inclus), 371 g (0,8 lb, sans câble)
APTITUDE AU PILOTAGE
Le STAX SR-009S est beaucoup plus facile à piloter que le SR-007A. Compte tenu de leurs spécifications comparatives, l'impédance du SR-009S est inférieure de 25 kΩ à celle de son frère et il est plus sensible de 1 dB, ce qui s'est traduit par une réduction de 10 à 15 crans de volume, selon l'amplificateur de casque. Fait intéressant, le SR-L700MkII et le SR-009S ont la même spécification en termes de sensibilité globale, et à cet égard, ils sont tous deux plus faciles à piloter. Le Dan Clark VOCE, en revanche, est un peu plus difficile à piloter que n'importe quel casque STAX, et sa spécification en termes de sensibilité reste un secret bien gardé. Bien que je parierais qu'elle se situe dans le bas des 90, voire plus bas.
CONCLUSION
Comme beaucoup d'autres, j'ai parcouru pendant des décennies le tapis roulant audiophile, passant de ce composant à celui-là, de cette enceinte à cette autre. Tout cela pour aboutir à une expérience que je ne pouvais ni imaginer, ni créer, ni jamais vraiment décrire. Le pourquoi est maintenant limpide. Je cherchais dans le mauvais monde, pour ainsi dire, et j'utilisais le mauvais langage, car il n'incluait pas le casque électrostatique et l'énergiseur (amplificateur) électrostatique.
Le STAX SR-009S a remédié à cela et a fait de l'écoute de musique ces derniers mois un cadeau extraordinaire pour lequel je suis très reconnaissant. Je n'ai pas eu à soulever, positionner, repositionner, changer ou incliner des enceintes colonnes. Je n'ai pas eu à « traiter » ou « analyser » une pièce pour détecter des anomalies qui affecteraient la musique dans son voyage jusqu'à mes oreilles. Je n'ai pas eu à négocier avec ma compagne sur la distance à laquelle les enceintes seraient autorisées à empiéter sur l'espace de vie ou sur leur taille. Je n'ai pas non plus eu à m'asseoir à une distance optimale entre les haut-parleurs et à ajuster par incréments ma chaise ou ma tête pour obtenir un simulacre de perfection musicale. Non, je place simplement les écouteurs STAX SR-009S sur mes oreilles, j'appuie sur l'icône de lecture sur mon iPad, et je m'évade, via le Yellow-Chair-Tardis, vers telle ou telle salle de concert, à travers le temps et l'espace. Mes seuls bagages : un sourire, une disposition béate, un apéritif (occasionnellement et quand je ne rédige pas de critique !) et une gratitude absolue.
En vérité, l'expérience STAX m'a transformé en un auditeur de casque dévoué, car plusieurs décennies d'écoute en deux canaux avec des systèmes à six chiffres n'ont jamais eu un tel impact sur moi, n'ont jamais révélé la musique et ses mécanismes internes, ni convoqué la magie à ce degré. Jamais.
Le STAX SR-009S peut représenter, pour beaucoup, une expérience d'écoute transcendante. Il peut vous transporter au-delà de vos attentes vers ce que vous n'auriez jamais imaginé possible avec un casque. Et si son entourage est à la hauteur — de bonne réputation musicale, d'une capacité similaire et à la hauteur de la tâche — alors vous vous retrouverez dans un tout autre monde musical et, comme moi, vous voyagerez à travers le temps et l'espace, de salle en salle, éprouvant un plaisir sublime. C'est là toute la magie du STAX SR-009S, et si je ne l'avais pas expérimentée, je n'aurais jamais imaginé cela possible. Vaisseau amiral ? Oui, le STAX SR-009S est un véritable casque phare dans tous les sens du terme, sans rival, sans pair, sans successeur au trône, actuellement, et pour un avenir prévisible.
Vous aurez besoin d'un amplificateur pour alimenter le SR-009S. Vous voudrez probablement commencer, au minimum, par le STAX SRM-005T (1 320 $). Il existe également le STAX SRM-007 TII (1 820 $), le SRM-700T (3 400 $) ou le SRM-700S (3 400 $). Enfin, il y a l'amplificateur phare de STAX, le STAX SRM-T8000 (6 090 $, test à venir) ou le LTA Z10e (6 950 $), qui a produit une excellente synergie avec tous les casques STAX ainsi qu'avec le Dan Clark VOCE (test à venir).